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02/10/2014

« Tout esprit profond avance masqué » Nietzsche. Au royaume des comédiens, Fabrice Luchini occupe une place sans                 pareille. Luchini, disons-le tout net, est le meilleur ami des lecteurs que nous sommes. Il suffit de l'écouter, un soir, sur scène, lorsqu'il lit    Céline, La FontaineMolièreRoland Barthes ou Paul Valéry : on découvre d'une oreille nouvelle ce que l'on croyait pourtant        connaître par coeur ! L'histoire de Fabrice Luchini se lit comme un conte dont les fées, un tantinet perverses, joueraient au Yo-Yo avec    leur protégé..                                                                                                                                                                                    

Tags : Fabrice Luchini - Acteurs / Comédiens - Flaubert - Céline - Molière - La Fontaine - Théatre - Michel Bouquet - Johnny Halliday - Beaumarchais - Emma Luchini - Philippe Muray - Littérature française - Gemma Bovery - Louise Bourgouin - Gérard Depardieu - Jacques Weber - Paul Valéry - Pierre Arditi - Pierre Vaneck

13/08/2016

                                            Shooting photo de Fabrice datant de 2010 à l'occasion du 69 ième Festival de Cannes             
 

07/05/2016

                                                                                                                                          LES PERLES DE FABRICE LUCHINI
Pépites Luchinesques « La libido est une illusion merveilleuse pour que l'espèce continue. (...) Moins on se comprend, plus on se saute dessus, car il y a quelque chose d'organique, d'animal »  «Tout appartient à l'État, on tapine tous les soirs ! Sur 10 000 euros qu'on gagne, il y en a 7 500 qui partent. Si on disait ce qu'on verse aux impôts plutôt que ce qu'on gagne, les gens nous aimeraient davantage. Je ne suis pas comme les gens de gauche, comme Ruquier, qui sont heureux de payer des impôts.. Je ne suis pas à un tel niveau d'extase de lâcher un paquet de biffetons tous les ans ».  « La vie est une tartine de merde ! » Disait-il. « C'est la toute-puissance des femmes. Pour l'éternité, toute personne intelligente sait que c'est à la femme d'incarner ce qui est essentiel, c'est-à-dire cette aptitude à la vie. Quarante ans d'analyse m'ont permis (...) de comprendre que les femmes sont des patronnes. Les hommes sont des employés »        

10/01/2016

28/09/2015

28/09/2015 Emma et Fabrice Luchini, l'amour du cinéma de père en fille ! Chez les Luchini la passion du cinéma et des mots se transmet de père en fille. Pour son second long métrage la jeune réalisatrice Emma Luchini a choisi de diriger , nul autre que son père ! Fabrice. Invités du 20H de France 2 à quelques jours de la sortie du film, ils reviennent sur leur collaboration mais aussi sur leur relation père-fille

"Tu croyais que j'étais un cousin, tu te rappelles ", lance le comédien à sa fille. " Je n'était pas prêt pour être père ". ajoute t-il "J'étais un petit ambitieux, vaniteux ". "J'ai été bon à partir de ses 14 ans quand elle a traversé des périodes délicates. " Emma confie à son tour "  j'avais un peu le trac le premier jour, j'avais un peu peur de diriger Fabrice, au-delà du fait que ce soit mon père, de diriger l'acteur que c'est avec la carrière qu'il a...
"                                                                                         

13/09/2015

12/09/2015 Luchini primé par venise ! Fabrice a remporté ce samedi la "Coupe Volpi" du meilleur interprète masculin, décerné par le jury de la Mostra de Venise. Un prix qui récompense sa performance dans L'Hermine, le nouveau film de Christian Vincent ! Il y incarne Michel Racine, un président de cour d'assises redouté, dont le destin bascule lorsque son amour secret, une anesthésiste à l'hôpital de Lille, rejoint le jury du procès pour homicide qu'il est chargé de juger..

"Mon personnage est un coincé qui se décoince grâce à la puissance amoureuseA l'idée qu'on va voir un film sur un procès, on se dit 'on va se faire chier terriblement, mais un miracle s'opère, ça devient passionnant, il y a un moment de grâce, on est invité à entrer dans un procès, où des gens modestes, accablés par la vie, vont être mis en scène " Fabrice Luchini à propos de son personnage. L'Hermine sortira en France le 18 novembre prochain ! Encore un peu de patience..

26/08/2015


10/08/2015 la poésie s'invite au festival ramatuelle.. «Triste est l'homme qui n'à jamais connu le parfum enivrant de la poésie ». Ce 10 Août 2015, Fabrice Luchini était l'invité de marque du Festival de théâtre de Ramatuelle. Le message reste le même et pour tout les âges. Dédié aux amoureux des livres, mais aussi à ceux qui les oublies à défaut d'être grand poète. Avec son spectacle "Poésie" Fabrice nous lit ses auteurs favoris (Rimbaud, Baudelaire, Molière, Flaubert, Labiche) et nous insuffle le même plaisir que personne ne se lasse de retrouver en sa compagnie .                                                                                                                                                               

01/11/2014


Fabrice Luchini célèbre aujourd'hui son 63ème anniversaire !
" Plus j'avance en âge, plus je me connais. Plus je me connais, moins je m'apprécie. Moins je m'apprécie, plus je me méfie de moi. Plus je me méfie de moi, moins je me méfie des autres. Cherchez l'imprudence...
 
! Joyeux anniversaire monsieur Luchini !

04/10/2014



Tel père, tel fille " d'Emma Bovary à Emma Luchini ". Fabrice Luchini n'eu qu'un seul enfant, une fille Emma, née en 1979. Après quelques courts-métrages, Emma a déjà réalisé son premier film en 2010, (Sweet Valentine) une comédie avec   Vincent Elbaz. Seulement, depuis le mois d'août le père tourne désormais sous les ordres de sa fille ! « Emma est intelligente, ravissante et pas facile. Et elle a peut-être, je dis bien peut-être beaucoup de talent ». Confit t-il. Flaubert lui inspira ( comme beaucoup dans sa carrière ) le nom   de sa fille ,Emma, en hommage à Emma Bovery. « J'ai été un meilleur fils qu'un bon père. Là-dessus, c'est un échec ».            

Emma adaptera donc le roman de son mari, dont le film prendra l'intitulé " Un début prometteur ". Esquisse du synopsis : Martin, désabusé pour avoir trop aimé et trop vécu, retourne chez son père, un horticulteur romantique en fin de course. Il y retrouve Gabriel, son jeune frère de 16 ans, exalté et idéaliste, qu'il va tenter de dégoûter de l'amour, sans relâche. Mais c'est sans compter Mathilde, jeune femme flamboyante et joueuse, qui va bousculer tous leurs repères...Avec tout ça, nous pouvons attendre 2015 avec impatience !

Tags : Fabrice Luchini - Emma Luchini

14/10/2014

"Nous parcourûmes ensemble avec ma mère des rues et des rues du dimanche. Elle me racontait les choses menues de son commerce, ce qu'on disait autour d'elle de la guerre, en ville, que c'était triste la guerre, épouvantable même, mais qu'avec beaucoup de courage nous finirions tous par en sortir, les tués pour elle c'était rien que des accidents, comme aux courses, y n'ont qu'à bien se tenir, on ne tombait pas. En ce qui la concernait elle n'y découvrait dans la guerre qu'un grand chagrin nouveau qu'elle essayait de ne pas trop remuer ; il lui faisait comme peur ce chagrin ; il était comblé de choses redoutables.."

Lorsqu'il lit Céline, La Fontaine, Molière, Roland Barthes ou Paul Valéry, on découvre d'une oreille nouvelle ce que l'on croyait pourtant connaître par coeur ! Luchini, disons-le tout net, est le meilleur ami des lecteurs que nous sommes. Il suffit de l'écouter, un soir,une heure, sur scène ou ailleurs lorsqu'il lit Céline, La Fontaine, Molière, Roland Barthes ou Paul Valéry ! Pourtant, Robert (devenu Fabrice) répond à ça ce qu'il fut et à ce qu'il est aujourd'hui.. On vous entend lire des textes que nous croyons connaître (La Fontaine, Molière, Céline et tant d'autres...), on les redécouvre comme s'ils étaient entièrement neufs. En êtes-vous conscient et comment l'expliquez-vous ?

Fabrice Luchini: "La réponse est simple : je suis persuadé que ces textes étaient structurés, pensés pour être dits. Et pourtant, je ne suis pas fanatique du danger que représente le "dire" d'un texte écrit qui, obligatoirement, altère les "harmonies premières".

Comment vous est venue l'idée de dire les grands textes seul en scène ?
Fabrice Luchini: C'était en 1986. Jean-Louis Barrault m'a proposé de dire des passages de Voyage au bout de la nuit seul sur scène. J'étais complètement terrorisé à l'idée de toucher à Céline. Et puis j'ai joué. Huit fois. A 18 h 30. A plat. Sans dramaturgie. Parce que j'avais une totale passion pour ce livre. Et puis un jour, j'aperçois une silhouette dans la salle. On me dit : "C'est Madame Lucette Destouches." Pour un célinien, c'est énorme !.

Voilà : si on ne s'est pas demandé comment l'écrit pouvait devenir de l'oral, si on ne s'est pas demandé comment oraliser l'écrit sans le trahir, alors on ne peut pas réussir. C'est quoi, l'écrit ? Ça n'a l'air rien de rien, cette question, mais on doit se la poser de façon quasiment névrotique. L'imprimé, c'est des cicatrices, pas des mots.Je parle des cicatrices organiques dont les mots sont porteurs. Les mots sont des planches jetées sur un abîme. Et un acteur, c'est celui qui déchiffre non pas les mots mais les cicatrices. Dès l'âge de 26, 27 ans, je ne me suis plus occupé que de ça : les cicatrices. Je suis un obsédé de la note. La note qui se trouve dans la phrase. C'est ça, travailler un texte. Mon obsession, avec Céline, était la suivante : comment restituer la perfection de l'écrit dans une oralité qui ne trahisse pas les intentions premières de l'oeuvre ? Voilà. Cette obsession est devenue une passion. Je travaillais tout le temps : pendant les dîners, la nuit, pendant que je jouais d'autres pièces ou des rôles de cinéma... Aujourd'hui, j'en suis sorti mais cette passion m'a occupé au moins trente-cinq ans de ma vie.

Ce spectacle, Le point sur Robert, c'est cinquante pour cent d'écriture quotidienne pondue par moi qui ne suis évidemment pas un écrivain et qui dois avoir une efficacité sur scène. J'ai écrit ce spectacle parce que j'avais envie de m'amuser, de sortir du carcan. Je me suis donc trouvé une voie médiane, entre le respect de Paul Valéry et le plaisir que j'ai à jouer Chrétien de Troyes mais aussi en alternant avec ma rencontre, réelle, avec Roland Barthes."Je suis un vagabond idéologique"